[INFO PROCESS] Notre expert nous parle d’Extrusion Gonflage

Parce que l’accompagnement de nos partenaires est une phase clé pour l’intégration de notre technologie, notre équipe R&D met en œuvre tout son savoir-faire pour insérer l’innovation Lactips tout au long de la chaîne de valeur du produit dans l’objectif de soutenir la mutation de la filière plastique de façon efficace et éco-responsable.

Aguerri aux différentes techniques de transformation des plastiques, Kheirdine Mellouki, notre expert process plasturgie, présente le procédé de transformation par extrusion gonflage :

Qu’est-ce que l’extrusion gonflage ?

L’extrusion gonflage est un procédé de transformation des matières plastiques. De la matière sous forme de granulés est chauffée à l’intérieur d’un fourreau et poussée par une vis d’extrusion à travers une filière annulaire au centre de laquelle est injectée de l’air pour former une bulle. La gaine ainsi formée peut être enroulée pour des applications de sacherie ou dédoublée pour produire des films à destination d’application d’emballage par exemple.

Comment le matériau Lactips se transforme-t-il via le procédé d’extrusion gonflage ?

L’extrusion gonflage est le procédé de transformation le plus utilisé depuis la création de Lactips. D’abord testé au laboratoire de l’Université Jean Monnet puis développé au sein de notre atelier de développement, le matériau CareTips®, véritable innovation de rupture, est transformé en film pour répondre à de nombreuses applications historiques tels que les emballages unidoses hydrosolubles de tablettes de lave-vaisselle ou encore plus récentes comme la confection de liens solubles dans l’eau à destination des sacs de blanchisserie anticontamination par exemple.

La gamme CareTips® se compose notamment de produits spécifiques pour la transformation par extrusion gonflage : CareTips® 300 et CareTips® 310. Lactips a également développé la gamme ProcessTips qui est un grade d’aide au process dans la matrice CareTips® ayant pour but de faciliter sa transformation.

La matière CareTips® étant compatible avec les machines de transformation par extrusion gonflage, il est toutefois nécessaire de prendre en compte ses caractéristiques uniques qui en font sa spécificité. Ainsi, une température de process basse est nécessaire. Un profil de températures avec une rampe d’augmentation classique est conseillé. Les températures de process dépendant du type de machine et de leur taille.

Une rotation de vis importante est nécessaire à la transformation de notre matière afin de limiter son temps de séjour dans l’extrudeuse tout en ayant un bon travail matière, en essayant toutefois de limiter l’auto-échauffement. La matière CareTips® étant rhéofluidifiante, il est également important d’avoir une filtration suffisante permettant l’établissement d’une contre-pression importante indispensable au bon travail matière.

Les tensions d’enroulage doivent être ajustées tout en assurant un bon enroulage des bobines. Toutes les pièces de la sortie de la vis d’extrusion à la filière doivent être chromées ou nickelées.

Parce que les besoins de nos partenaires sont uniques, notre équipe support process les accompagne dans la réalisation de leur cahier des charges et répond à leur problématique grâce à notre matériau innovant, naturel et personnalisable.

Quelles sont les mises en application ?

Parce que les matières plastiques sont nécessaires à l’activité humaine mais que la maîtrise de leur fin de vie est essentielle, Lactips a noué un partenariat filière avec Plastiques Venthenat, une entreprise industrielle française spécialisée depuis plus de 40 ans dans l’extrusion de films plastiques hautement techniques.

Pour étendre et renforcer son offre de plastiques dédiés à l’emballage hydrosoluble, Plastiques Venthenat transforme les granulés CareTips® en bobines de films, commercialisées sous la marque BIOCYTER®. Plastiques Venthenat adresse directement les marchés de la détergence, des emballages monocouches pour unidoses et les acteurs de la blanchisserie notamment dans le milieu médical (grâce aux applications sacs et liens hydrosolubles).

Quelle est la différence entre solubilité et biodégradabilité ?

Qu’est-ce que la solubilité ?

La solubilité est la propriété d’une substance solide, liquide ou gazeuse (soluté) de se dissoudre dans un milieu solide, liquide ou gazeux (solvant). La solubilité dépend des propriétés physiques et chimiques du soluté et du solvant, de la température, de la pression et de la présence d’autres substances chimiques dans la solution. Elle est mesurée comme la concentration de saturation. Lorsque l’ajout d’un soluté supplémentaire n’augmente pas la concentration de la solution, celle-ci commence à précipiter la quantité excédentaire de soluté.

Exemple de sel dans l’eau :

Lorsqu’un sel tel que le chlorure de sodium (sel de table) se dissout dans l’eau, son réseau ionique est écarté de sorte que les ions sodium et chlorure individuels passent en solution :

Si nous continuons à ajouter du sel à la solution, le solide non dissous en contact avec l’eau va entrer en équilibre avec les ions qu’il a libérés. À ce stade, la solution est dite saturée et le sel commence à précipiter.

La solubilité augmentera si on augmente la température (ou si on diminue la pression). Par exemple, le sel précipitera plus tôt si nous le dissolvons dans de l’eau froide.

Dans tout ce processus, le sel a toujours été présent. Nous avons pu forcer sa précipitation et récupérer le sel en phase solide. Il n’a pas été transformé en d’autres constituants ; c’est toujours du sel, que ce soit à l’état solide ou dans une structure soluble.

Polymères solubles

Nous pourrions étendre cet exemple aux polymères solubles en général : le polymère est dissous dans l’eau mais la structure chimique du matériau est toujours présente. Cela pourrait impliquer la persistance de ce plastique dans les eaux douces et marines et les environnements et entraîner ou non une pollution en fonction de la nature chimique du polymère.

Qu’est-ce que la biodégradabilité ?

La biodégradation du plastique est la conversion microbienne de tous ses constituants organiques en dioxyde de carbone, biomasse microbienne, eau et sels minéraux (conditions oxiques), ou en dioxyde de carbone, méthane, eau, nouvelle biomasse microbienne et sels minéraux (conditions anoxiques)[1].

Le terme “biodégradable” est un concept très large. Il n’implique pas que le matériau se biodégradera n’importe où, ou dans un certain laps de temps. Une matière plastique peut se biodégrader en un million d’années et être quand même qualifiée de biodégradable. La vitesse à laquelle un article en plastique se biodégrade dépend du matériau et des conditions de l’environnement dans lequel il se trouve.

Le plastique conçu pour se biodégrader dans des installations de compostage industriel peut ne pas le faire aussi efficacement dans l’environnement naturel, que ce soit dans le sol, l’eau douce ou la mer.

Les articles en plastique ne peuvent être considérés comme “biodégradables” que s’ils peuvent être entièrement décomposés par des micro-organismes et transformés en composants organiques. Les articles en plastique qui ne se décomposent qu’en petits morceaux (comme les microplastiques) ne constituent pas une amélioration par rapport au plastique conventionnel. En fait, l’absence de visibilité physique pourrait les transformer en matériaux extrêmement dangereux. Ces matériaux sont présentés comme étant “oxo-dégradables” et sont fabriqués à partir de plastiques conventionnels mélangés à des additifs afin d’imiter la biodégradation. Ces produits ne sont pas conformes aux normes de compostabilité et ne sont pas considérés comme biodégradables ou bioplastiques[2].

Le fait d’étiqueter des articles en plastique comme étant “biodégradables”, sans expliquer les conditions nécessaires à leur biodégradation, sème la confusion chez les consommateurs et les autres utilisateurs. Cela pourrait entraîner une contamination des flux de déchets et une augmentation de la pollution ou des déchets sauvages. Un étiquetage clair et précis est nécessaire pour que les consommateurs sachent ce qu’ils peuvent attendre des articles en plastique et comment les utiliser et les éliminer correctement.

Il n’existe actuellement aucune législation européenne s’appliquant de manière exhaustive aux plastiques biosourcés, biodégradables et compostables. C’est pourquoi, dans le cadre du contrat vert européen et du nouveau plan d’action pour l’économie circulaire, la Commission européenne a annoncé un cadre politique sur l’approvisionnement, l’étiquetage et l’utilisation des plastiques biosourcés, ainsi que sur l’utilisation des plastiques biodégradables et compostables. La Commission évaluera les cas où l’utilisation de matières premières biosourcées présente de réels avantages pour l’environnement et ne réduit pas seulement l’utilisation de ressources fossiles. La Commission évaluera également les cas où l’utilisation de plastiques biodégradables et compostables peut être bénéfique pour l’environnement, ainsi que les critères pour ces utilisations. [3]

Normes relatives aux polymères biodégradables

Comme nous l’avons mentionné, il est trompeur d’affirmer la biodégradabilité sans aucune spécification standard. Si un matériau ou un produit est annoncé comme biodégradable, des informations supplémentaires sur le délai, le niveau de biodégradation et les conditions ambiantes requises doivent également être fournies.

Les références normatives sont importantes pour comprendre dans quelles conditions le polymère va se biodégrader. Le tableau 1 montre les normes avec les conditions spécifiques pour les différents environnements dans lesquels un plastique pourrait être biodégradé :

Solubilité VS biodégradabilité ?

Copyright © Emmanuelle KIENER

En conclusion, la différence entre la solubilité et la biodégradabilité repose sur le fait qu’une matière soluble se dissout simplement dans le solvant (principalement l’eau), sans que ses constituants se transforment en éléments organiques. En revanche, un matériau biodégradable sera transformé par les micro-organismes en éléments organiques. La biodégradabilité d’un matériau dépend des conditions environnantes. C’est pourquoi, lorsque la biodégradabilité est revendiquée, il est important de mentionner dans quelles conditions le matériau se biodégrade.

Le matériau LACTIPS

Même si certains polymères prétendent être solubles dans l’eau, sa biodégradabilité n’est en aucun cas confirmée. Au contraire, Lactips est un matériau sans plastique selon la réglementation REACH et CareTips 300A a été validé comme étant 100% biosourcé (ISO-16620-2;2015). C’est un polymère soluble, même dans l’eau froide. Mais aussi, sa biodégradabilité a été testée :

  • Dans l’eau douce selon la marque de conformité OK BIODEGRADABLE WATER de TÜV Autriche.
  • Dans un environnement de compostage à domicile selon la marque OK COMPOST HOME de TÜV Autriche.
  • En environnement marin, CareTips 300B a été testé avec un test de biodégradation basé sur la norme ASTM D6691 (2017). De même, sa désintégration a été testée (95 μm) et après une période d’incubation dans l’eau de mer naturelle, une désintégration complète à 100 % a été obtenue. Enfin, CareTips 300B a rempli toutes les exigences relatives aux métaux lourds et au fluor, comme le stipule la norme EN 13432 (2000). En outre, l’exigence relative au cobalt selon le tableau II du mémorandum commercial T-4-93 a également été respectée.

Lactips lui-même est une excellente solution pour les applications où la biodégradabilité ou la compostabilité est nécessaire. Mais aussi, Lactips peut être mélangé à d’autres matériaux pour accélérer la biodégradabilité dans différents environnements.

[1] SAPEA. Biodégradabilité des plastiques dans l’environnement ouvert

[2] Association européenne des bioplastiques

[3] Commission européenne

Lactips est lauréate de l’appel à projets « Entreprises engagées pour la transition écologique »

Lactips est lauréate de l’appel à projets « Entreprises engagées pour la transition écologique » mis en place par Barbara Pompili, Bruno Le Maire et Alain Griset dans le cadre de France Relance Export et accompagné financièrement par l’ADEME.

Qu’est-ce que l’appel à projets « Entreprises engagées pour la transition écologique » ?

134 entreprises, lauréates de cet appel à projets, sont accompagnées pour diffuser leurs solutions pour l’environnement. Elles disposent d’une enveloppe forfaitaire de 100 000 euros, soit 13,4 millions d’euros au total, sous forme de subventions afin de soutenir les dépenses nécessaires à l’industrialisation et à la mise sur le marché de l’offre innovante : conception et mise en place du processus de fabrication, investissements permettant l’industrialisation, préparation de la levée de fonds, commercialisation de la solution. Les entreprises lauréates sont basées sur l’ensemble du territoire métropolitain. Les projets lauréats visent principalement les secteurs du bâtiment, des transports et de la mobilité ainsi que l’économie circulaire, mais également les énergies renouvelables, la gestion de l’eau, l’agriculture et l’industrie éco-efficientes.

Comment l’appel à projets « Entreprises engagées pour la transition écologique » soutient-il Lactips?

Lactips est lauréate de l’appel à projets « Entreprises engagées pour la transition écologique » mis en place dans le cadre de France Relance Export et accompagné financièrement par l’ADEME dans la catégorie solutions pour l’économie circulaire. Cet appui va permettre de valoriser l’outil industriel qui produit un polymère naturel aux propriétés techniques multiples et performantes, biodégradable dans tous les milieux, pour accompagner les industriels dans leur transition écologique. Cette subvention s’intègre notamment dans le financement de la future usine Lactips implantée à Saint-Paul-en-Jarez (42) dont l’ouverture est prévue fin 2021.

➡ Pour plus de renseignements, découvrez le communiqué de presse du Ministère de la Transition écologique.

Lactips adhère au Pacte Mondial des Nations Unies

En tant que membre signataire du Pacte Mondial des Nations Unies (United Nations Global Compact), Lactips rejoint la plus grande initiative volontaire de citoyenneté et de durabilité des entreprises au monde, créée en 2000 et qui compte aujourd’hui plus de 14 000 participants et parties prenantes originaires de plus de 161 pays.

Comment Lactips est impliquée ?

Cette approche reflète la vision développée depuis la création de Lactips et renforce l’idée que le fonctionnement responsable de l’économie fait partie de l’ADN de Lactips, qui s’efforce de développer de nouvelles solutions d’emballage écologiques et d’accompagner la transformation des industries avec des procédés de fabrication adaptés à leurs lignes de production.

Marie-Hélène Gramatikoff, DG et co-fondatrice de Lactips, a déclaré : “Cela conforte notre vision, construite autour de l’idée d’une économie plus respectueuse de l’environnement et de la santé humaine. Notre objectif est de développer le plastique le plus vert de la planète. Plus que jamais, nos industries ont besoin de nouvelles solutions pour réduire l’impact environnemental des plastiques. Depuis la création de notre entreprise, nous pensons qu’un fonctionnement responsable fait partie de notre identité. Nous voulons aller plus loin, en démontrant que notre matériau disruptif peut faire partie de la solution, en agissant de manière responsable, avec nos collaborateurs, et avec une gestion durable du portefeuille de produits.”

Qu’est-ce que le Pacte Mondial des Nations Unies ?

Le Pacte Mondial des Nations Unies mène des initiatives d’impact mondial et local afin d’intégrer des pratiques alignées sur les ODD dans les opérations commerciales et dans toute la chaîne de valeur afin d’accélérer les progrès et l’impact de l’Agenda 2030.
Accessibles aux entreprises participantes du Pacte Mondial des Nations Unies, les initiatives d’impact mondial sont menées en étroite collaboration avec les réseaux locaux du Pacte Mondial et sont conçues dans le but de générer un changement de comportement dans un grand nombre d’entreprises au niveau local, afin d’obtenir un impact et une échelle maximum.

 

En savoir plus sur le Pacte Mondial des Nations Unies

Lactips est membre d'”European Plastics Pact”

 

Lactips, dans le cadre de sa stratégie de développement durable, est devenue membre d’”European Plastics Pact” (le pacte européen pour les plastiques). Le pacte est une initiative de premier plan, qui rassemble les principaux pays et les organisations privées de toute la chaîne de valeur des plastiques et de l’Espace Économique Européen.

Qu’est-ce que l’”European Plastics Pact” ?

L’”European Plastics Pact” a fixé des objectifs communs ambitieux et vise à encourager la connexion, la coopération, l’innovation et l’harmonisation transfrontalières au niveau européen, afin de créer une économie circulaire pour le plastique en Europe.

Le réseau d’”European Plastics Pact” a été créé dans le cadre de la Nouvelle Économie du Plastique, une initiative de la Fondation Ellen MacArthur. Il s’agit d’une plateforme unique qui rassemble les entreprises, les gouvernements, les innovateurs, les ONG et les citoyens au niveau national ou régional pour travailler à la réalisation d’objectifs ambitieux et à la mise en place d’un système du plastique qui fonctionne.

Quelles sont les ambitions d’”European Plastics Pact” ?

Pour s’attaquer aux déchets plastiques et à la pollution à la source, nous devons repenser fondamentalement la façon dont nous produisons, utilisons et réutilisons les plastiques. Aucune organisation ni aucun individu ne peut y parvenir seul. Cela nécessite un changement généralisé, impliquant une action collective des entreprises de toute la chaîne de valeur des plastiques, des gouvernements et de la société civile.

Pour les emballages plastiques, le New Plastics Economy Global Commitment, dirigé par la Fondation Ellen MacArthur en collaboration avec le UN Environment Programme (UNEP), a réuni plus de 400 organisations de toute la chaîne de valeur mondiale des emballages plastiques derrière une vision commune d’une économie circulaire pour les plastiques.

Les participants au “European Plastics Pact” s’engagent d’ici 2025 à:

  • La réutilisation et recyclabilité: Concevoir tous les emballages plastiques et les produits en plastique à usage unique mis sur le marché de manière à ce qu’ils soient réutilisables dans la mesure du possible et, en tout état de cause, recyclables d’ici 2025;
  • L’utilisation responsable des plastiques : S’orienter vers une utilisation plus responsable des emballages plastiques et des produits en plastique à usage unique, en visant une réduction d’au moins 20 % (en poids) des produits et emballages en plastique vierge d’ici 2025, la moitié de cette réduction provenant d’une réduction absolue des plastiques;
  • La collecte, tri et recyclage : Augmenter la capacité de collecte, de tri et de recyclage d’au moins 25 points de pourcentage d’ici 2025 et atteindre un niveau correspondant à la demande du marché en matière de plastiques recyclés;
  • L’utilisation de plastiques recyclés : Augmenter l’utilisation des plastiques recyclés dans les nouveaux produits et emballages d’ici 2025, les entreprises utilisatrices de plastiques devant atteindre une moyenne d’au moins 30 % de plastiques recyclés (en poids) dans leur gamme de produits et d’emballages.

Comment Lactips est impliquée ?

Lactips développe, produit et vend le seul polymère sans plastique. En tant que fournisseur de premier plan de solutions industrielles en bioplastique, Lactips peut réellement contribuer à la réalisation des objectifs d’”European Plastics Pact”. Le matériau innovant de Lactips, de haute qualité, 100 % d’origine naturelle, compostable et biodégradable, est une alternative efficace et écologique à de nombreux plastiques traditionnels. Les solutions Lactips améliorent également la recyclabilité de nombreux emballages.

Lactips participera aux groupes de travail et aidera à améliorer les solutions pour progresser rapidement dans l’utilisation d’emballages responsables et la recyclabilité des plastiques afin de soutenir la transformation du marché européen et d’apporter une réponse aux défis environnementaux actuels et futurs auxquels sont confrontées les industries.

En savoir plus sur European Plastics Pact

Des sacs de blanchisserie pour la prévention sanitaire : comment Lactips lutte efficacement contre la COVID-19 ?

La COVID-19 modifie considérablement notre comportement, notre façon d’interagir et notre façon de nous protéger, en particulier au travail. Les mesures de prévention des risques professionnels sont actuellement à l’honneur, d’autant plus si l’on parle des hôpitaux, des maisons de repos et autres établissements de santé où la COVID-19 est très présente et où les conséquences peuvent être dévastatrices.

De nombreuses maladies infectieuses ont la capacité de se propager au sein des établissements de soins, où un grand nombre de personnes, dont beaucoup peuvent être sensibles à l’infection, partagent les mêmes repas et le même logement. Plus de 19 000 personnes âgées sont mortes dans des maisons de soins uniquement en Espagne à cause de la COVID-19. La fourniture de linge propre est une exigence fondamentale des soins. Une mauvaise manipulation, un mauvais lavage et un mauvais stockage du linge peuvent présenter un risque d’infection. Toutes les mesures raisonnables doivent être prises pour protéger les résidents et le personnel contre les infections dans les maisons de soins. Le linge infecté provenant de patients souffrants ou suspectés de souffrir d’infections spécifiées comme dangereuses pour le personnel doit être traité conformément aux directives de contrôle et de prévention des maladies. Plusieurs lignes directrices ont déjà été publiées et d’autres sont en cours de publication, avec un accent particulier sur la COVID-19.

sacs de blanchisseries pour la prévention sanitaire

Selon ces directives, le linge doit être séparé en catégories prêt à être décontaminé, ce qui évite toute manipulation supplémentaire au sein de la blanchisserie. De nombreux établissements de soins utilisent actuellement des sacs hydrosolubles dans des sacs en coton placés dans un chariot à roulettes pour faciliter cette séparation, en évitant que le linge ne touche le sol avant d’apporter les sacs à la blanchisserie[1].

Trois catégories doivent être utilisées, elles peuvent être codées par couleur[1].

  • Linge et vêtements usagés – sac de coton blanc. Le linge sale doit être placé dans un sac transparent, hydrosoluble, les vêtements dans un sac hydrosoluble séparé, dans un sac de coton blanc.
  • Linge fortement souillé/infecté – sac de coton rouge. Les articles très souillés doivent être débarrassés de tous les solides avant d’être placés dans un sac rouge, hydrosoluble, à l’intérieur d’un sac de coton rouge. Le linge infecté comprend le linge contenant du sang ou d’autres fluides corporels qui pourraient contenir des organismes pathogènes.
  • Vêtements et linge thermolabile – sac en coton écru. Il doit être placé dans un sac transparent, hydrosoluble, à l’intérieur d’un sac en coton. Les vêtements très sales doivent être placés dans un sac rouge, hydrosoluble. Le trempage et le lavage à grande eau manuels ne doivent jamais être effectués. Le cycle de prélavage / lavage en machine à laver doit être utilisé après avoir éliminé les matières solides.

sacs de blanchisseries pour la prévention sanitaire

Selon les directives de l’exécutif du NHS, HSG (95) 18 – Dispositions prises par les hôpitaux pour le blanchissage du linge usagé et infecté, il est recommandé de laver le linge infecté dans des laveuses-essoreuses désignées. Il est très important que le linge susceptible d’infecter le personnel soit immédiatement mis dans un sac hydrosoluble ou un sac avec une couture ou une membrane hydrosoluble qui libérera sa charge lors du lavage et qui est scellé avec un lien soluble approprié et étiqueté quant à son origine[2].

Le processus de lavage doit comporter un cycle de désinfection dans lequel la température de la charge est maintenue à 65°C (150°F) pendant au moins 10 minutes ou, de préférence, à 71°C (160°F) pendant au moins 3 minutes. Dans les deux cas, il faut ajouter un “temps de mélange” pour assurer la pénétration de la chaleur et la désinfection. Il doit y avoir une barrière physique entre le linge propre et le linge usagé ou infecté, lorsqu’il est transporté dans un véhicule en même temps. Aucun sac de linge qui n’est pas solidement attaché ne doit être placé dans un véhicule[2].

sacs de blanchisseries pour la prévention sanitaire

Selon le Mémorandum technique sur la santé 01-04 : Décontamination du linge destiné à la santé et aux soins sociaux, le linge infectieux doit être scellé dans un sac hydrosoluble, qui doit ensuite être placé dans un sac imperméable immédiatement après avoir été retiré du lit ou avant de quitter un service clinique[3].

  • Les sacs hydrosolubles sont également recommandés pour le linge très sale s’ils peuvent être traités par le lave-linge et s’ils ont été convenus avec le transformateur de linge.
  • Les sacs hydrosolubles doivent être transférés dans la machine à laver désignée sans être ouverts, suivis de tout sac extérieur lavable et réutilisable, qui doit être lavé de la même manière.
  • À l’avenir, des sacs faciles à vider ou un équipement d’ouverture automatique des sacs pourraient offrir une alternative aux sacs hydrosolubles. Si des sacs faciles à vider ou une procédure automatisée sont adoptés, une procédure de manipulation des sacs devrait être utilisée :
    • Minimise la manipulation du sac et empêche l’exposition du personnel au linge infectieux avant la décontamination ;
    • Est entièrement automatisé pour le chargement du lave-linge ;
    • Intègre un équipement qui peut être désinfecté de manière adéquate ; et
    • Exige que tout sac extérieur soit décontaminé avant d’être éliminé ou réutilisé.
  • Il n’est pas acceptable que le personnel ouvre manuellement des sacs contenant du linge infectieux.
  • Tout le linge identifié comme infectieux doit être placé dans un sac rouge soluble dans l’eau.

Le 27 mars, l’AFNOR a publié les “Masques barrières. Guide d’exigences minimales, de méthodes d’essais, de confection et d’usage”. Dans ce guide, des recommandations pour l’utilisation des masques, y compris l’utilisation et le lavage sont publiées[4]:

  • Il est recommandé, avant de laver les masques, de nettoyer votre machine à laver, en effectuant un rinçage à froid avec de l’eau de javel ou de la faire tourner à vide à 60°C ou 95°C sans essorage.
  • Le cycle de lavage complet (mouillage, lavage, rinçage) doit durer au moins 30 minutes à une température de lavage de 60°C.
  • Il est recommandé de faire sécher complètement le masque de protection dans les deux heures qui suivent le lavage. Les masques ne doivent pas sécher à l’air libre.
  • Les masques doivent être jetés dans une poubelle avec un sac en plastique (de préférence avec un couvercle et non à la main). Un double emballage est recommandé pour préserver le contenu du premier sac en cas de déchirure du sac extérieur, lors de la collecte.
  • Un sac hydrosoluble peut être utilisé afin de limiter le contact des personnes avec les masques sales pendant la phase de lavage si le masque le permet.

sacs de blanchisseries pour la prévention sanitaire

En ce sens, les sacs hydrosolubles ou les doublures solubles qui permettent au sac de libérer le linge sans le manipuler, peuvent en effet être une solution efficace pour minimiser les risques dans les opérations de blanchisserie. Le matériau de Lactips offre la solution pour arrêter la pandémie et adopter les sacs à linge anti-infectieux uniques adaptés aux besoins sanitaires des utilisateurs.

Validé par les blanchisseries hôpitalières, Lactips a conçu un produit préventif pour sécuriser la manipulation du linge infecté et limiter le risque de contamination dans la filière de traitement du linge. Poussé par les autorités et les acteurs du secteur, Lactips commercialise aujourd’hui le système d’ouverture hydrosoluble des sacs de blanchiserie disponibles en Europe. Mis directement dans la machine, l’ouverture soluble disparaît totalement au contact de l’eau froide et chaude, libérant le linge du sac pendant le cycle de lavage et sans laisser de résidus collants. Conçu à partir d’ingrédients 100% naturels, le matériau Lactips répond aux défis sanitaires et écologiques en réduisant l’utilisation de linge à usage unique et en privilégiant les solutions biosourcées et entièrement biodégradables pour protéger les hommes et l’environnement.

Vidéo “Guide des bonnes pratiques pour les blanchisseries hospitalières afin de prévenir les risques de contamination”

Pour plus d’informations, contactez notre équipe.

 

[1] Guide de prévention des infections pour les maisons de soins.

[2] NHS Executive guidelines, HSG (95) 18 – Dispositions prises par les hôpitaux pour le blanchissage du linge usagé et infecté

[3] Health Technical Memorandum 01-04: Décontamination du linge pour les soins de santé et les services sociaux

[4] AFNOR SPEC S76 001

Lactips